Pèlerinage interreligieux international 2005
de La Vraie Vie en Dieu
du 18 au 28 mai 2005

   
Liban  -   Syrie  -   Jordanie

Beyrouth - Harissa - Sidon - Damas - Maaloula - Amman - Petra - Mont Nebo
  En Marche avec St.Paul et les Prophètes

Itinéraire  
Photographies  
Comptes-rendus  Mgr Anil Joseph Thomas Couto, évêque de Jullundur, Inde
   Père John Twisleton, de la mission diocésaine de Chichester
   Père John Abberton
Principales allocutions  Sa Béatitude et Eminence Mar Nasrallah Boutros (Pierre) Sfeir, Patriarche Maronite d’Antioche et de tout l’Orient
   Son Excellence Mgr Isidore Battikha, Syncelle Grec Melkite Catholique de Damas
   Mr Akel Biltaji, Conseiller de Sa Majesté le Roi Abdullah II du Royaume hachémite de Jordanie
Enseignements de Vassula  Le renoncement
   Puissent-ils être un
   Le Feu divin
Témoignages  Mgr Jérémie Ferens, Evêque Eparque de l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne en Amérique du Sud
   Mgr Anil Couto, évêque de Jullundur, Punjab, Inde
   Père Pierre Yates CSWG, Monastère de la Sainte Trinité, Crawley Down, W. Sussex
   Père Jiri Polášek
   Kateřina Zapletalová
   Jana Terezie

Coupures de journaux

 An-Nahar (1)
   An-Nahar (2)

 

Itinéraire du pèlerinage

Mercredi 18.05.2005 Arrivée des pèlerins au LIBAN
 18h00 Inauguration de la Beth Myriam
            nuit à Beyrouth

Jeudi 19.05.2005 Harissa - St. Charbel LIBAN
 
09h00 Visite au Patriarche Melkite (Catholique Grec)
 09h45 Départ pour St.-Charbel (Maronite)
 11h00 Visite de St.-Charbel (musée/tombe/cathédrale)
 13h30 Visite de Byblos
 16h00 Entrevue avec le Cardinal Sfeir (Maronite)
 16h30 Départ pour la Basilique de HARISSA
 17h00 Procession sur la place de la basilique Harissa (Maronite)
 17h30 Divine Liturgie Maronite à la basilique de Harissa
 18h30 Réunion VVeD dans la basilique
nuit à Beyrout

Vendredi 20.05.2005 de Beyrouth, LIBAN à Damas, SYRIE
Liturgie Orthodoxe en route
 11h30 Visite de Baalbek
 15h15 Arrivée à la frontière syrienne
 16h30 Départ pour Damas
 19h00 Réunion VVeD avec le clergé local
nuit à Damas

Samedi 21.05.2005  Palmyre, SYRIE
 11h00 Visite de Palmyre
 12h45 Sainte Messe dans l'amphithéâtre de Palmyre
 19h00 Réunion VVeD
nuit à Damas

Dimanche 22.05.2005 de Damas, SYRIE à Amman, JORDANIE
 08h00 Départ pour la vieille ville de Damas
Visite de St. Ananias et St. Paul
 11h00 Sainte Messe à la cathédrale Melkite (Grecque-Catholique)
 14h00 Réservé pour visite au Président de la Syrie
 15h30 Départ pour la Jordanie
 17h30 Arrivée à la frontière Syrio-Jordanienne
 18h30 Départ pour Amman
nuit à Amman

Lundi 23.05.2005  Colline D'Hérode - Amman JORDANIE
 09h00 Messe à St Georges
 10h15 Visite de la Colline D'Hérode
 15h00 Réservé pour visite au Roi de Jordanie
 19h30 Réunion VVeD
nuit à Amman

Mardi 24.05.2005  Béthanie - Mer Morte - Petra JORDANIE
 08h30 Visite de Béthanie et du Mt. Elie
 09h30 Liturgie Orthodoxe à l'église Orthodoxe
 11h00 Départ pour la Mer Morte (altitude: 385m sous le niveau des océans)
 15h00 Départ pour Petra par la route du bord de mer
 19h00 Réunion VVeD
nuit à Petra (à 1'400 m. d'altitude)

Mercredi 25.05.2005 Petra JORDANIE
 08h00 Visite de Petra
 10h15 Sainte Messe à l'église byzantine
 11h15 Départ pour le Mont Aaron
 19h00 Réunion VVeD
nuit à Petra

Jeudi 26.05.2005 Petra - Mont Nebo - Amman JORDANIE
 14h30 Visite du Mont Nebo
 15h30 Sainte Messe dans l'église du Mont Nebo
nuit à Amman

Vendredi 27.05.2005 Amman - JORDANIE
nuit à Amman

Samedi 28.05.2005  Amman – JORDANIE
Fin du pèlerinage


informations :
Yolla Abou Jaoudé
tél : 00961 3 269500
yolla_a@hotmail.com
cliquer pour ouvrir un message e-mail pré-adressé, prêt à l'envoi

Les livres de La vraie vie en Dieu traduits en Arabe
sont également disponibles à l'adresse ci-dessus.


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Association La Vraie Vie en Dieu - Suisse
info@vassula.org

Comptes-rendus du pèlerinage

Foisonne le froment sur la terre, qu’il ondule au sommet des montagnes,
Comme le Liban quand il éveille ses fruits et ses fleurs, comme l’herbe de la terre !
(
Psaume 72.16)

Le vertueux croît comme le palmier, et s’étend comme le cèdre du Liban.
(Psaume 92.13)

Voyez ! Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères d’habiter tous ensemble !
(
Psaume 133.1)

Ma fille, Je désire l’Unité dans Mon Eglise! L’Unité !
(Jésus a dit ces mots avec force et insistance - La Vraie Vie en Dieu, 17.6.1987)

Extrait d’un message de Vassula aux pèlerins de la Vraie Vie en Dieu :
                 Le Christ a dit récemment :

“Que ta pensée se tourne vers l’Orient, comme Je l’ai déjà dit ;
de là se lèvera la Lumière et tout prendra l’aspect d’un jardin fleuri.”
(20.04.04)

 


Provenance des pèlerins :

Afrique du Sud, Allemagne, Angleterre, Argentine, Arménie, Australie, Bangladesh, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Danemark, Ecosse, Espagne, Etats-Unis, France, Grèce, Hollande, Inde, Irlande, Italie, Japon, Liban, Mexique, Monaco, Norvège, Philippines, Pologne, Porto Rico, Tchéquie, Roumanie, Russie, Singapour, Suède, Suisse, Taïwan, Thaïlande, Uruguay, Venezuela.

 Le groupe, qui comptait près de 300 pèlerins, était composé d’évêques, de prêtres, de religieux et de laïcs de différentes confessions chrétiennes et de trois représentants de religions non-chrétiennes.


Préface
par Mgr Anil Joseph Thomas Couto, évêque évêque de Jullundur, Inde
Extrait de ‘A Foretaste of Ecumenism’ (‘un avant-goût de l’œcuménisme’), publié en anglais dans «The voice of Delhi», juillet 2005, volume XV, n°7
 

J’ai eu le privilège d’être invité à participer au 4e pèlerinage œcuménique de la Vraie Vie en Dieu. Nous étions un groupe international d’environ 300 participants venant de 40 pays et appartenant aux Eglises grecque orthodoxe, catholique romaine (melchite et de rite latin), anglicane aussi bien que luthérienne. Un musulman, des bouddhistes et un hindou, tous originaire du Bengladesh nous ont rejoints en Syrie.
A en juger à l’atmosphère de fraternité œcuménique et d’attachement aux valeurs spirituelles qui ont caractérisé ce pèlerinage, je peux garantir l’authenticité de l’appel de Vassula à une vie de sainteté, d’unité de l’Eglise et d’unité de l’humanité.
Ce pèlerinage, tout comme les précédents en Terre Sainte et en Egypte, avait pour but de nous ramener aux racines du christianisme et était intitulé «En marche avec les prophètes et St. Paul».
Tout chrétien qui visite l’un de ces lieux antiques liés à l’Ancien et le Nouveau Testament est profondément ému intérieurement par l’expérience d’être physiquement présent sur un site biblique qui fait partie et est une parcelle de l’histoire du salut et de notre méditation quotidienne de la Parole de Dieu. C’est l’atmosphère de prière dont nous avons tous fait l’expérience durant les dix jours de notre visite sur les Terres Saintes du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. L’idée maîtresse de ce pèlerinage est de conduire les Chrétiens à l’unité en les ramenant à leurs racines. Plus nous réfléchissons au mystère de notre salut, plus nos divisions nous apparaissent comme venant des hommes et donc totalement hors de propos. Car le message de Dieu à Vassula est clair :

« Orthodoxes ! Catholiques ! Protestants ! Vous M'appartenez tous ! Vous êtes tous Un à Mes Yeux !
Moi
, Je ne fais aucune distinction ; alors, de quoi avez-vous donc peur? »
(27 octobre 1987)

 Mgr Anil Couto poursuit en commentant notre itinéraire ; son évocation de la mosquée de Damas est particulièrement intéressante :
« La magnifique mosquée des Omayyades, à Damas, est un monument témoin des relations cordiales entre Musulmans et Chrétiens de Syrie. Avant d’être métamorphosée en mosquée, elle fut durant presque 250 ans l’église byzantine de St. Jean Baptiste. L’ancien baptistère existe encore. On y vénère la tête de Jean le Baptiste qui, pour les Musulmans, est le fils du prophète Zacharie. Il est intéressant de noter que les Musulmans croient que Jésus, lorsqu’Il reviendra avec ses anges au jour du jugement, le fera par le minaret «Issa» de cette mosquée, d’où Il viendra assurer la défaite de l’Antéchrist.

Conclusion de Mgr Anil Couto sur les fruits du pèlerinage :
Ce pèlerinage a été sans aucun doute une expérience d’œcuménisme vécue par tous […]. Ce fut une occasion unique de pouvoir participer aux liturgies les uns des autres, célébrer la Messe les uns dans les églises des autres, et de prier les uns pour les chefs et fidèles des autres, comme si nous étions déjà Un.
Ces instants de communion tous ensemble ont été le centre et le plus beau trésor de chaque moment, de chaque jour de ce pèlerinage. Au moins durant ces dix jours les murs de la division et de la séparation sont tombés et nous avons vécu une profonde communion du cœur et de l’esprit dans la sainte Eucharistie. Invariablement, chacun confessait que la joie qu’il avait connue durant les liturgies eucharistiques, était comme un avant-goût de la liturgie céleste. Nous avons compris l’immense trésor de la foi qui existe dans la liturgie de chaque Eglise.
Le Rosaire est une dévotion spécifiquement catholique romaine, mais il est un moteur de la spiritualité de la Vraie Vie en Dieu. (cf.  «la Vraie Vie en Dieu - Guide pour les réunions de prière»). Durant le pèlerinage, il a été la force de cohésion spirituelle des pèlerins quelle que soit leur appartenance religieuse. Il faisait partie de la méditation quotidienne sur les messages de la Vraie Vie en Dieu lorsque nous voyagions en bus.
Un des grands fruits du pèlerinage a été certainement un engagement plus profond en une vie de sainteté chrétienne par le repentir. Nous ne pouvons pas adhérer à la Vraie Vie en Dieu et rester les mêmes. C’est un appel à la conversion du cœur qui est un processus continuel, comme Vassula nous le répète toujours.

 


JOURNAL D’UN PELERIN
Par le père John Twisleton
de la mission diocésaine de Chichester et conseiller pour le renouveau

Réflexions en cheminant avec Saint Paul et les prophètes

Jeudi 19 mai 2005

Notre pèlerinage débuta sous le patronage de Notre Dame du Liban au long des 26 km de route de Beyrouth jusqu’à Son sanctuaire à Harissa. Là, certains d’entre nous ont eu le privilège d’une audience avec son Excellence le Cardinal Nasrallah Boutros (Pierre) Sfeir, Patriarche de l’Eglise Maronite. Dans le flux politique du Liban, le Patriarche Sfeir a joué un rôle important comme leader chrétien, non sans souffrances. Revenant du conclave Papal, il nous a dit en plaisantant : « je n’ai pas été élu Pape ».

Avec joie, nous nous sommes réunis pour la Messe dans la Basilique de Harissa qui domine la baie de Jounieh. C’était ma première expérience de liturgie chantée en arabe, vigoureux rappel que la culture arabe n’est pas entièrement musulmane.

Après la Messe, certains d’entre nous ont grimpé jusqu’aux pieds de la statue de Notre Dame. Puis nous sommes allés visiter une église Grecque catholique. Là aussi il y avait des inscriptions en arabe sur son dôme byzantin en mosaïque, qui nous montrait et nous enseignait, s’il est encore nécessaire, le mélange et le mariage complexe des différentes cultures de la région.

Notre halte à Byblos a été enrichie par la présence de 5 jeunes moines maronites. L’un d’entre eux, qui auparavant avait exercé le métier d’avocat, a vécu l’expérience d’une conversion qui l’a amené d’une vie mondaine vers une vie dédiée au Christ. En partant il me tendit une image de Saint Charbel [Makhlouf], prêtre ermite du Mont Liban, dont le corps a été retrouvé en parfait état de conservation en 1950 quelques 50 ans après sa mort, et dont l’intercession est puissante.

Ensuite nous sommes allés visiter le Patriarcat Arménien, avec son musée qui nous a rappelé l’antique tradition chrétienne arménienne, forgée dans tant de souffrances et de douleurs.

L’après-midi fut encore un moment privilégié pour certains d’entre-nous qui ont eu le grand honneur d’une audience particulière avec le Président du Liban. Dans son allocution à notre intention, le Président a rappelé les mots que Jean-Paul II a prononcé lors de sa visite au Liban en 1989 : « Le Liban est plus qu’un pays, il est un message ». Ce message illustre la réconciliation en cours entre les 70% de Musulmans et les 30% de Chrétiens de la population libanaise. Lorsque j’ai rencontré personnellement le Président, je lui ai promis de prier pour le Liban, et il me toucha amicalement l’épaule en signe de reconnaissance et d’encouragement.

Plus tard dans la soirée, j’ai rencontré dans notre hôtel un autre politicien qui a également fait l’éloge du Pape :  «Jean Paul II nous a montré le pouvoir de la logique, alors que d’autres politiciens de l’Ouest ne nous montrent que la logique du pouvoir».

Vendredi 20 mai 2005

En quittant Beyrouth en direction de Sidon, nous avons été frappés de voir les ‘bidonvilles’ palestiniens qui nous ont rappelé combien au Liban la paix passe par une large réconciliation entre Israël et le monde musulman, particulièrement avec la Syrie.

Aujourd’hui nous avons participé à une Messe Grecque-catholique au-dessus de la ville biblique de Sidon. Durant cette Messe, le père René Laurentin a prêché un remarquable sermon sur la Trinité. Si l’Amour parental est la forme la plus grande que peut prendre l’Amour – quels parents ne feront pas presque tout pour leurs enfants ? –, combien plus grand et plus profond encore est l’Amour de notre Père du ciel ? La Vraie Vie en Dieu est une vie vécue avec tant d’Amour, une vie vécue en Jésus, Fils naturel de Dieu, par ses filles et ses fils adoptifs.

La communion fut donnée par intinction, c’est-à-dire que le prêtre trempe l’Hostie dans le Vin du Calice. Cela a été pour moi un rappel de combien la vie chrétienne est une participation, une immersion dans la divinité.

Après la Messe, nous avons visité la Grotte de Notre Dame de Mantara, où Marie attendit le retour de Jésus de son ministère de guérison à Sidon. C’est là qu’Il loua la foi de la femme Cananéenne (Mt 15.21-28). J’ai pensé que tant de ceux que je côtoie dans ce pèlerinage sont également dignes de louanges pour leur foi. La Vraie Vie en Dieu est une école de foi intrépide.

Nous avons alors repris la « Route des Sanctuaires » parcourant parmi les cèdres du Liban, les lieux du miracle d’Elie se rassasiant à Zarephath, de Jonas accostant à Jiyeh, le mont Hermon, l’église de Saint Paul à Sidon (Actes 27.3).

Puis nous nous avons quitté le Liban pour la Syrie et Damas. Les douaniers ont demandé à chacun son prénom et le nom de son père. Dans mon cas, cela donnait John fils de Gregory – en arabe « John ben Gregory ».

Samedi 21 mai 2005

Ce matin, nous sommes sortis de notre hôtel sous haute escorte. Car à ce moment-là se tenait à Damas, à l’hôtel Ebla Cham, la Conférence sur «la femme dans le commerce international», avec la participation notamment de l’épouse du Président Syrien, Mme Asma el-Assad, et de Mme Benazir Bhutto.

Dans le car, notre guide nous parla du Christianisme en Syrie qui représente 10% de la population et qui conserve de nombreuses traditions. Dans sa ville d’Alep, il n’y a pas moins de 11 évêques. Alors que nous poursuivions notre pèlerinage avec des évêques de différentes traditions se réunissant quotidiennement autour d’un seul et même autel, l’information que nous adhérions tous à la Vraie Vie en Dieu semble être de la plus haute importance. Nous croyons que Jésus veut que Son Eglise soit unie autour d’un seul autel et nous commençons à voir ce à quoi nous croyons.

Le guide nous a parlé de la longue histoire de la Syrie, qui remonte à 6000 ans avant J.-C., avec ses villes de Damas et d’Alep, probablement les deux plus anciennes villes du monde qui soient encore habitées.

Dans notre périple dans le désert, nous sommes passés à quelques 150 km de la frontière avec l’Iraq, ce qui nous a rappelé le conflit affectant encore toute cette région.

Notre bus s’arrêta à l’oasis de Palmyre, site historique de premier plan, au coeur de la Syrie. Nous y avons visité l’antique temple de Bel, avec l’arcade, toujours debout, par laquelle on conduisait les bêtes vers l’autel pour le sacrifice. Zénobie, la célèbre reine de Palmyre et descendante de Cléopâtre, fut capturée par l’empereur Aurélien lors du siège de Palmyre par les légions romaines et, déportée à Rome, elle parut portant une chaîne d’or au triomphe de l’empereur. Ce site a connu successivement les cultes païens, chrétien puis musulman. Il surplombe une vaste et luxuriante palmeraie célèbre depuis l’antiquité.

Nous avons repris la route vers Damas à travers le désert, puissant rappel de la soif spirituelle du monde et du besoin d’y ouvrir de nouvelles oasis spirituelles.

Dimanche 22 mai 2005

Lorsque l’aube parut à la fenêtre de ma chambre, j’ai pensé à la conversion de St. Paul dans Actes 9. Une heure plus tard, nous parcourions la ‘Rue Droite’ dont a parlé le Seigneur Lui-même (Ac 9.11), par laquelle Ananie, instrument chrétien dans la conversion de Paul, se rendit dans la maison de Judas rencontrer Saul de Tarse pour lui rendre la vue ; c’est par là également que Paul a fui Damas, caché dans une corbeille (Ac 9.25). En marchant là où marcha un des apôtres-clés du Christianisme, nous prenons conscience de combien l’Ecriture qui nous rapporte les œuvres de Dieu est enracinée dans le temps et dans l’espace, cet espace où nous avons vécu précisément en ce jour ! Voir la ‘Rue Droite’ – laquelle, en fait, n’est pas vraiment droite – nous a fait prendre conscience de la véracité et de l’humour du Seigneur qui prit bien soin de la désigner «la rue appelée ‘Rue Droite’» (Ac 9.11)

Plusieurs d’entre nous durant ce pèlerinage ont témoigné de la manière dont le message de la Vraie Vie en Dieu les a ramenés à lire l’Ecriture et y découvrir les encouragements que Dieu y a disposés pour notre salut. Damas est un endroit où vous pouvez sentir, et presque entendre le son de vérité de l’Ecriture.

Notre Eucharistie du dimanche matin, dans le rite Grec-Catholique, nous a aidé à nous immerger dans la liturgique antique de l’Orient. En tant qu’occidental, j’ai été particulièrement impressionné par la manière dont le diacre faisait ondoyer au-dessus de l’autel, avant la consécration, un éventail métallique orné de Chérubins sculptés, signifiant – m’a-t-on dit – combien les anges dans le ciel tremblent chaque fois que le Seigneur descend en ce stupéfiant rituel Sacramentel  que nous appelons la Messe.

Après la Messe nous avons visité la Mosquée des Omayyades, un des lieux les plus vénérés de l’Islam, jadis temple de Jupiter, puis Basilique chrétienne. De l’époque chrétienne, il ne reste actuellement dans la Mosquée qu’un sanctuaire de St Jean Baptiste, exemple de l’attitude de tolérance entre Chrétiens et Musulmans dans cette région, attitude menacée par l’actuelle tendance à la radicalisation des croyances.

Dans la soirée, durant la rencontre de la Vraie Vie en Dieu, les prêtres ont réfléchi à la manière de construire l’Unité chrétienne. Quant à moi, je fis part de mon souhait que le nouveau Pape Benoît XVI puisse servir cette cause en invitant les Patriarches Orthodoxes et l’Archevêque de Canterbury à réfléchir avec lui aux besoins missionnaires du monde en ce troisième millénaire. Comme nous le montre la Vraie Vie en Dieu, c'est lorsque les Chrétiens acquerront de Jésus un cœur nouveau pour faire face aux besoins d’évangélisation que les barrières s’écrouleront.

Lundi 23 mai 2005

A la demande des pèlerins, nous avons modifié l’itinéraire pour nous rendre à Maaloula à l’église St. Serge pour la Messe. L’autel, bien qu’ayant servi jadis aux sacrifices païens, y est très vénéré. Pour nous pèlerins chrétiens, cette visite à Maaloula était primordiale du fait que le dialecte local est l’araméen, la langue de Jésus. La présence chrétienne ici est également liée à St Paul par Ste Thècle, l’une de ses disciples. Selon la Tradition, traquée dans une impasse au pied d’une falaise par les soldats venus l’exécuter, Ste Thècle pria et une fissure apparut, qui lui permit de s’échapper. Le couvent de Ste Thècle, l’un des plus anciens au monde, a été érigé sur la paroi en ce lieu vénéré et très fréquenté par les habitants de Damas. Les collines proches comptent de nombreuses grottes utilisées jadis comme cellules par des ermites chrétiens.

De Maaloula, nous avons fait route vers Kawkab, ce qui signifie ‘lumière’, lieu où St Paul a été aveuglé par la lumière du Christ alors qu’il se rendait à Damas pour y appréhender les Chrétiens. Nous pouvions apercevoir de loin l’immensité du Mont Hermon couvert de neige, actuellement zone militaire. Ce fait se heurte à ce que nous lisons dans le Psaume 133 : «C’est la rosée de l’Hermon qui descend sur les collines de Sion ; car c’est là que Yahvé a voulu la bénédiction, la vie à jamais». Ce n’est pas la première fois durant ce pèlerinage que l’unité voulue par la Vraie Vie en Dieu se trouve confrontée à la réalité humaine.

Tandis que nous faisions route vers le sud en direction d’Amman, en Jordanie, sur la route antique entre l’Asie et l’Afrique, notre guide a souligné combien la Syrie a souvent servi de refuge aux persécutés, comme les groupes Monophysites dans l’Eglise primitive et, plus récemment, aux Arméniens fuyant les persécutions au siècle dernier.

Mardi 24 mai 2005

Nos valises faites, nous avons quitté Amman pour Petra, en passant par Béthanie, où Jésus Christ s’immergea dans le Jourdain pour Son baptême par St Jean Baptiste (Jn 1.28), tout près de la Mer Morte, l’endroit le plus bas de toute la terre.

Arrivés à Béthanie, en chantant des cantiques de Taizé, nous avons suivi l’allée qui mène au Jourdain, nous nous sommes aspergés d’eau en rappel de notre baptême. A cet endroit, Jésus est devenu le Christ, l’‘oint’, afin que nous devenions chrétiens, partageant Son onction dans l’Esprit. Nous avons été frappés de voir, le long du Jourdain, la séparation avec l’état d’Israël, motif de prière que nous avons emmené dans nos cœurs pour la Messe de la réconciliation, célébrée en l’église Grecque orthodoxe, érigée au bord du Jourdain. Sous sa coupole dorée, fidèles à l’appel de la «Vraie Vie en Dieu», nous nous sommes tous unis pour louer Dieu.

De Béthanie, nous nous sommes rendus à la mer Morte où plusieurs d’entre nous ont pu se baigner ou, plus exactement «flotter». Le Jourdain s’étend sur environ 120 km depuis les eaux fraîches de la Mer de Galilée jusqu’à la mer stérile, saturée de sel qu’est la mer Morte, ce qui nous a rappelé que, pour rester en vie spirituellement, nous Chrétiens avons besoin de recevoir de Dieu et de donner en son Nom. Ainsi, nous avons besoin d’assimiler les messages de la Vraie Vie en Dieu et de les mettre en oeuvre.

Puis nous sommes repartis vers le sud, pour Petra, à travers le désert, symbole de soif spirituelle. Nous avons longé plusieurs campements de bédouins ainsi que des mines de phosphate, vitales pour l’économie jordanienne. Nous sommes arrivés à destination au moment où le soleil se couchait sur les montagnes de Petra.

Notre journée se termina par notre rencontre de la Vraie Vie en Dieu où nous avons reçu un encouragement spirituel de Vassula et une projection d’une vidéo enregistrée en 2002 lors du pèlerinage de la Vraie Vie en Dieu en Egypte.

Mercredi 25 mai 2005

Aujourd’hui nous avons visité la ville antique de Petra, l’une des merveilles du monde, située à 255 km au sud d’Amman, fondée par les Nabatéens, peuple arabe industrieux qui s’est établi en Jordanie au début de l’ère chrétienne. La ville fut florissante grâce à son emplacement sur la route des caravanes qui reliaient l’Afrique et l’Asie à la Grèce et Rome. C’est la route que St Thomas a prise lors de sa mission en Inde. La ville de Petra est construite dans le rocher et reflète les architectures de l’Egypte, de Rome et de la Grèce. La ville disparut dans l’oubli vers le 16e siècle et fut redécouverte en 1812 par l’explorateur suisse Johann Burckhardt.

À dos de chameau ou à pied, nous avons longé durant une heure une gorge profonde et désertique. Le long des parois de la gorge, on pouvait admirer de nombreuses absides taillées à même le rocher et sculptées de bas-reliefs de divinités antiques. Ces motifs ont une parenté manifeste avec ceux des temples romains puis des églises chrétiennes. La gorge profonde et sinueuse débouche sur la splendide façade d’un temple taillé et sculpté dans le rocher, avec son autel des sacrifices. Quant à nous pèlerins chrétiens, notre sacrifice fut la Sainte Eucharistie, concélébrée dans les ruines d’une église antique à environ 1 km du Temple. Les colonnes grecques de ces ruines sont décorées d’œufs symbolisant la fertilité, motif repris dans l’art chrétien d’Orient et d’Occident pour symboliser la Résurrection.

De retour à l’hôtel, lors de notre réunion, Vassula a témoigné de la Vraie Vie en Dieu : Jésus ne veut pas d’âmes tièdes ; Il veut des âmes enflammées pour Lui. D’autres pèlerins ont souligné notre devoir de témoigner de manière intrépide de notre foi chrétienne, de voir nos peurs transformées en courage par le Saint Esprit.

Jeudi 26 mai 2005

Dans notre bus ce matin, nous avons entendu une série de témoignages puissants : combien Dieu est à l’œuvre dans notre vie. Le père Sean von Lillienfeld, prêtre Sud-Africain, nous raconta comme le Saint Sacrement est resté perpétuellement exposé durant trois ans dans son église de Soweto, ouverte jour et nuit. Durant toute cette période, le Seigneur a protégé l’église de tout acte de vandalisme, et de nombreuses grâces ont été accordées à cette communauté perturbée.

Aujourd’hui, notre pèlerinage nous a conduits au Mont Nebo d’où Moïse contempla la Terre Promise (Dt 34) avant de mourir sans avoir pu y entrer. Il fut enterré au pays de Moab, à Beth-Peor (Dt 34.6), au pied du Mont Pisga. Aujourd’hui, les gens parlent de cette même Terre Promise comme «terre plus-que-promise» lorsqu’ils contemplent, depuis la Jordanie, au-delà de Jéricho, l’Etat d’Israël. En effet, du Mont Nebo, on peut voir de nuit, les lumières de Jérusalem.

Nous avons célébré la Messe dans la basilique troglodyte de l'autel de laquelle on voit, au-dessus du peuple de Dieu, la porte de l'Occident et, au-delà du Jourdain, la Terre Promise. Cela nous a amenés à méditer sur les projets qu'a notre Seigneur pour chacun de nous à notre retour dans nos foyers, après ce pèlerinage. Durant cette même Messe, le père Eugène Pappas, Archimandrite Grec-Orthodoxe des Etats-Unis, compara l’histoire de nos vies à un combat intérieur entre l’amour et les loups intérieurs de la haine, dont le vainqueur sera celui que l’on a nourri !

Le soir, Vassula a témoigné combien il fut difficile pour elle de faire connaître les messages durant ces vingt années, malgré tant d’opposition. Comme le lui a dit un prêtre : « Dieu vous a appelée ; combien je vous plains ! »

Les douces recommandations de la Vraie Vie en Dieu se sont avérées efficaces pour beaucoup, les amenant à une redécouverte de l’Ecriture. Initialement, je me suis interrogé sur l’authenticité de ces messages, craignant qu’ils distraient leurs lecteurs de l’unique révélation de la Bible. Au contraire, durant ce pèlerinage, j’ai rencontré des personnes qui ont été amenées à lire la Bible par la lecture de la Vraie Vie en Dieu.

Le soir, lors de son témoignage, Vassula nous a dit : Dieu aime qu’on Lui dise «je T’aime ». C’est le désir d’aimer Dieu et qu’Il soit aimé qui est le cœur de la Vraie Vie en Dieu. La prière du soir pour les malades a amené beaucoup d’entre-nous à un nouvel accueil de cet amour, alors que nous recevions la bénédiction les uns des autres, ouvrant la voie au ministère surnaturel du Saint Esprit.

Vendredi 27 mai 2005

Le dernier jour, nous avons visité la ville de Jérash, seconde en importance dans l’antiquité en Jordanie après Petra. Située dans les collines de Giléad, Jérash faisait partie de la Décapole, les dix cités Gréco-romaines mentionnées dans l’Evangile. Ses ruines impressionnantes qui la font appeler le ‘Pompéi de la Palestine’, comprennent un amphithéâtre romain encore utilisé de nos jours pour des célébrations locales, dont l’acoustique a résonné de nos « alléluias » !

Sur la route de Jérash, notre convoi fit halte à la rivière Yabboq [Nahr az Zarqā], où Jacob lutta avec un être surnaturel à Peniël (Gn 32.23-32). Cela nous rappela combien le périple harassant de ce pèlerinage de foi était riche en rencontres avec le Seigneur, qui met fréquemment à l’épreuve notre persévérance.

De retour à Amman, nous nous sommes rendus à l’église Anglicane de notre Sauveur pour la dernière Messe du pèlerinage, présidée par l’évêque anglican du Venezuela, et ce fut un privilège pour moi de fonctionner comme thuriféraire, puis de pouvoir donner la Sainte Communion aux quelques 300 pèlerins qui emplissaient l’église.

De l’église, nous sommes retournés à l’hôtel où nous avons tenu notre dernière assemblée de la Vraie Vie en Dieu. L'archimandrite Eugène Pappas, nous a comparés à autant de filets destinés à ramener des âmes au Seigneur et, afin que soient ramenés tous ceux que le Seigneur a déjà préparés, il nous a exhortés à veiller que les filets soient bien à droite du bateau (cf. Jean 21.6). Le père Pierre Yates CSWG (Anglican) exprima sa joie lors de l’Eucharistie de ce jour : « L’Unité existe déjà en Dieu, dans la communion des Saints. Quant à nous, nous devons surmonter la dégradation de l’humanité causée par la Chute originelle, et nous avons vu cela se réaliser durant ce pèlerinage. » 

 


Rapport du pèlerinage
Par le père John Abberton 

Introduction

Un pèlerinage ne se limite pas uniquement au voyage, c’est aussi et surtout une quête. Le vrai pèlerin essaie réellement de trouver le chemin qui l’emmène vers sa vraie maison. Le pèlerinage est associé à la religion du fait qu’en dernier lieu, notre vraie maison se trouve avec Dieu, notre Créateur. Le pèlerinage exprime l'appel que nous éprouvons de l’intérieur, un appel, un mot exprimé comme une invitation:  

“Venez!”

Ce que nous pouvons appeler le pèlerinage-même de la vie comprend de nombreux virages: le bien et le mal, des carrefours, routes sinueuses, dangereuses, des routes apparemment larges et faciles, des impasses signalées ou non. Au cours de ce grand pèlerinage de la vie, il y a des passages plus étroits : des voyages dans les pays bibliques et les lieux saints, les sanctuaires, les monastères célèbres, etc. Tous ces voyages sont entrepris pour nous garder attentifs à cet appel plus profond qui n'est pas uniquement la vie après la mort, mais l'ici et le maintenant.

Nous sommes presque comme des personnages de contes de fées, en quête du Royaume légendaire, à la recherche du plus Sage et du plus Noble des rois, du lieu ultime de paix et de joie où nous aurons le plus sublime sentiment de bien-être. Oui, nous savons que nous cherchons le Ciel, mais le Royaume nous est ouvert dans nos vies journalières avec toutes ses corvées et défis proposés par le Roi Lui-même Qui vient de Son Trône Céleste en chercher un plus humble : le coeur humain.

Le pèlerinage fructueux est celui que nous accomplissons dans l’humilité et l’amour. Les frustrations, les attentes, les chaleurs excessives, les soirées glaciales, les insectes, la soif, et la faim sont aussi nécessaires que la bonne compagnie, les rires, la nourriture saine et la prière. Un pèlerinage n'est pas un départ en vacances, comme beaucoup de prêtres sont amenés à l’expliquer à leurs paroissiens, même s'il est désigné “vacances de pèlerinage”. Les vacances sont censées être un temps de repos; en revanche, un pèlerinage est destiné à refléter le voyage de la vie-même et donc implique une lutte, beaucoup de travail et de la détermination. Des aspects d'auto-discipline, tels qu'être à l'heure, deviennent plus qu’irritants. Ce sont comme des petites lumières éclairant des aspects de la faiblesse humaine. Dans le contexte d'un pèlerinage, les faiblesses humaines se révèlent dans l'égoïsme, la paresse, l’insoumission et la négligence. En même temps, d’autres rayonnent. Ceux-ci constituent le “sel de la terre” (Matt 5.13).

Ce sont, parmi tant d'autres, des aspects du Royaume qui, en cette vie, est comme un vaste champ où poussent le bon grain et sa contrefaçon, l’ivraie. Nous espérons qu'une des grâces du pèlerinage soit la sagesse de discerner l’un de l’autre en nous-mêmes et dans le monde qui nous entoure. Cela veut dire qu'une des invitations les plus importantes dans un pèlerinage authentique est l'appel au repentir.

Le Liban

 Le Liban est un pays exceptionnellement beau et la ville de Beyrouth est une révélation. La reconstruction architecturale est un grand succès, dans une atmosphère merveilleuse qui se déverse dans les rues et les restaurants.

Beaucoup de pèlerins se souviendront de l'inauguration de la Beth Myriam ce mercredi 18 mai 2005 : la chaleur, la foule et le partage fraternel!

Le jeudi matin 19 mai 2005, nous avons rencontré Sa Béatitude et Excellence le cardinal Nasrallah Boutros Sfeir, Patriarche Maronite d'Antioche et de tout l'Orient.

Dans son discours de bienvenue, le Cardinal a mentionné l'importance du mouvement œcuménique et nous a rappelé que l'Église catholique a une commission spéciale, présidée par un Cardinal, pour étudier et promouvoir l'œcuménisme et oeuvrer à l’unité chrétienne. Le Cardinal est un Maronite qui a parlé clairement de l'importance de l'identité Maronite en nous disant qu'il y a des Maronites dans de nombreux pays. Le Cardinal nous a ainsi rappelé le fait que l'Église catholique comprend différents rites et traditions spirituelles. Il a reconnu l'importance de la Vraie Vie en Dieu, en disant:

 “Nous savons que Mme Vassula est déjà venue au Liban auparavant, et qu’elle cherche à réaliser cette unité. Nous savons également qu’elle a présenté sa doctrine et ses réflexions au Siège Apostolique [romain], qui a publié des écrits sur ce sujet. Nous entendons que notre foi soit une en Jésus Christ qui est notre Rédempteur et Sauveur.”
Au sujet des divisions entre Chrétiens, le Cardinal a déclaré, “nous demandons à Dieu de nous pardonner toutes nos offenses et de ramener l’unité. Le monde a maintenant un urgent besoin de cette unité, spécialement entre Chrétiens.” Il nous a rappelé que le Liban a une signification spéciale dans l’œuvre pour l’unité.
Le Cardinal poursuivit en disant, “Comme vous le savez, nous avons dans notre pays dix-huit dénominations au total, comprenant six différents groupes de Catholiques (de différents rites), cinq groupes Orthodoxes, le reste étant les Musulmans, qui ont également différents groupes. Comme vous le savez, les Musulmans sont divisés en Sunnites, Chi’ites, Druzes, et d’autres encore. C'est pourquoi le Liban est considéré comme le creuset de tous les peuples.”

 
 

Notre première Liturgie du pèlerinage de la Vraie Vie en Dieu a eu lieu dans la majestueuse Basilique de Harissa, dédiée à la Mère Immaculée de Dieu. Quelques nouveaux venus aux pèlerinages de la Vraie Vie en Dieu ont été impressionnés par le sens de l'unité qui était déjà présent. Au bout de la nef majestueuse au chœur surélevé, nous élevant comme si nous montions au Ciel, le Sanctuaire était rempli d’évêques et de prêtres des communautés orthodoxes, catholiques, syriaques, melkites, maronites et anglicanes. Nous étions soutenus par une chorale merveilleuse et entourés par la présence de plusieurs paroissiens locaux qui se sont joints à notre Messe. Quel beau début pour un pèlerinage riche en événements!


La Sainte Messe concélébrée en la Basilique de Harissa par  Mgr Felix Toppo, de Jamshedpur,
Mgr Anil Couto de New Delhi et Mgr João Evangelista Terra, de Brasilia

 


Notre-Dame du Liban, Harissa


Le littoral vu de Harissa

 

Cela a été suivi par une audience avec le Président du Liban, M. Emile Lahoud. Ainsi, en une seule journée, une délégation de notre groupe a pu rencontrer le Cardinal-Patriarche et le Président. Dans nos pays, c’est à peine s’il nous est possible d’accéder au Maire mais, ici, Jésus nous a ouvert de nombreuses portes, dans plusieurs palais et lieux de culte, uniquement pour nous rappeler plus tard que nous sommes tous enfants de Dieu et que tous ceux qui sont à la recherche de Dieu doivent aussi visiter les pauvres. A la fin, nous nous demandons simplement où Jésus veut encore nous conduire, et nous comprenons que, à cause de Lui, le monde entier est un palais, et que chaque être humain est extraordinaire.


Le Président Emile Lahoud avec le groupe des pèlerins de la Vraie Vie en Dieu

Le Président Lahoud a reconnu l'importance de la Vraie Vie en Dieu dans le monde entier et a dit que notre présence au Liban montre que ce pays est unique du fait que toutes les dénominations y vivent ensemble dans un esprit de solidarité, de pardon et de coopération, et donc, comme disait le précédent Pape [Jean Paul II], le Liban est plus qu'un pays : c'est un message, et ce petit pays est maintenant et continuera à être un témoin pour ce monde. Le Président a remercié Vassula pour le travail de la Vraie Vie en Dieu dans son soutien aux pauvres (allusion aux Beth Myriam).

Ces réunions étaient importantes, peut-être plus importantes que nous l’imaginons. Dans ce monde saturé de paroles, chaque parole peut être plus importante que nous ne le pensons. Les allocutions formelles de bienvenue, les paroles polies, les discours politiquement corrects sont souvent sincères; l'hôte est souvent soucieux de mettre ses invités à l’aise et la générosité exprimée par les paroles est souvent réelle. Ce que nous avons entendu dans les paroles du Cardinal-Patriarche et du Président était une aspiration sincère à la paix et à l’unité. Nous avons également entendu d'autres choses, peut-être plus profondes encore que les paroles elles-mêmes, parce que, d’une manière particulière, Jésus était présent, et le Saint-Esprit était parmi nous, et nous pouvions entendre les échos des préoccupations du Cœur du Christ.

Plus d'une fois il nous a été dit combien il existe, au Liban, de confessions chrétiennes différentes coexistant avec d'autres croyances, surtout l’Islam. On nous a rappelé plusieurs fois les paroles du Pape Jean Paul II : “le Liban est un message” et, avec la gentillesse des gens, nous avons senti un empressement au changement et une aspiration à la paix.

Un pèlerinage de Marie

D’une certaine manière, ce pèlerinage était celui de Marie. Dès la bénédiction de la Beth Myriam et la Liturgie d’ouverture, nous nous sommes rendus compte qu'un autre pèlerin s’était joint à nous! C'était comme si Elle avait dit à Harissa “Ne M’oubliez pas!” et nous ne L'avons pas oubliée.

Notre pèlerinage avait lieu en mai, mois traditionnellement dédié à la Mère de Dieu. C'est Marie dans sa plus grande joie – avant le Ciel – la Marie du Printemps et de la Résurrection. Bien sûr, après l'Ascension, Elle a dû ressentir un ardent désir d’être avec Dieu, d’être au Ciel avec Son Fils Bien-Aimé, avec le Père et le Saint-Esprit. Mais ayant rencontré Jésus Ressuscité, après avoir vu le visage vivant de Jésus après la souffrance indescriptible du Calvaire, Elle a dû être remplie de joie. En Occident, les Chrétiens chantent traditionnellement, “Regina caeli, laetare! Alleluia!” (Reine du Ciel, réjouis-Toi! Alléluia!)

Vassula [...], que l’on sache que Moi le Seigneur, J’honore Ma Mère. Que ceux qui L'offensent sachent qu'Elle est la Reine du Ciel et que sur Sa Tête, Moi le Seigneur, J’ai posé une Couronne, une Couronne de douze étoiles. Elle règne, bien-aimée, et cela est écrit dans Ma Parole. J'honore Ma Mère, et vous devez L’honorer comme Moi Je L'honore.  (8.10.1987)

L’église que nous avons visité ensuite était également consacrée à Notre Dame; Notre Dame de Mantara, à Maghdoucheh, à 5 km à l’est de la ville de Saïda (Sidon). La Messe, présidée par Mgr Georges Kahhalé, évêque grec-catholique Melkite, était célébrée dans la Liturgie de St Jean de Chrysostome.


Le groupe des pèlerins après la Sainte Messe en la Cathédrale GrecqueCatholique Melkite,
célébrée par Mgr Georges Kahhalé

L'homélie fut prononcée par le père René Laurentin qui a parlé de la Sainte Trinité. Une fois de plus, une profonde impression d'unité était donnée par les prêtres orthodoxes, catholiques et anglicans assemblés autour du même autel. L'évêque célébrant était catholique, en communion avec Rome, mais c'était les Orthodoxes qui assuraient la Liturgie, tandis que les Catholiques et les Anglicans lisaient la traduction française.

Jésus a parcouru la région de Tyr et Sidon (Mc 7.24), pour prêcher l'Évangile et guérir les malades. Selon la tradition, la Vierge Marie est venue avec Son Fils, mais à cette époque, les femmes juives ne devaient pas entrer dans les villes païennes, la Mère du Christ attendit Jésus dans la caverne de Maghdoucheh, village traversé par la route romaine de la côte entre Césarée et Sidon. C’est là que fut érigé ce beau sanctuaire de Notre Dame de l'Attente, dédié à Celle qui a attendu ici dans la prière et la méditation. Notre visite à ce sanctuaire fut assurément une des expériences les plus émouvantes du pèlerinage. Encore une fois Notre Dame nous a rappelé Sa présence. C'était comme si Marie nous disait, “Je vous ai attendus parce que vous êtes venus avec Mon Fils Jésus.”

Cette région est également associée au prophète Elie qui visita une veuve et son fils à Zarephtha, ou Sarepta, ville Sidonienne. C’est là qu’il a prononcé des paroles de prophétie non seulement sur lui-même, mais également pour la femme et son fils, ce qui montre le souci de Dieu pour chaque personne. Par Elie, le bon Dieu a multiplié, pour nourrir le prophète, le peu de farine et d’huile qu’avait la femme. Plus tard lorsque le fils est tombé gravement malade, Dieu l'a guéri par le ministère de Son prophète. L'hospitalité accordée au prophète du Seigneur apporte les bénédictions du Ciel (1 Rois 17.7-16).


Notre Dame de l'Attente

Puis nos bus – œcuménisme sur roues – ont fait route vers la frontière syrienne. Les 281 pèlerins comprenaient cinquante ecclésiastiques, avec dix dénominations chrétiennes : Orthodoxes Arméniens, Orthodoxes Coptes, les Orthodoxes Grecs, les Orthodoxes Roumains, Orthodoxes Ukrainiens, Anglicans, Melkites Grecs-Catholiques, Luthériens, Maronites et Catholiques Romains. Notre pèlerinage était également honoré de la présence et participation d'un Bouddhiste, d’un Musulman et d’un Hindou.

Le Liban est un pays d’interpellations, de défis, d’opportunités et de bénédictions. La musique sacrée et les cantiques libanais sont uniques et profondément émouvants, exprimant à la fois la peine et la joie, mais surtout la joie. Dieu est loué de différentes manières, dans beaucoup de cœurs, dans beaucoup de pays. Les langues sont différentes, la musique est différente mais nous sentons l'unité des cœurs. Il est possible de comprendre la langue du cœur même si on ne comprend pas les paroles!

Le Liban est mentionné soixante et onze fois dans les Saintes Ecritures. Le cèdre du Liban évoque la vigueur, et son symbole s’utilise pour désigner les hommes bons comme mauvais, mais le Psaume 92 dit:

“Le vertueux croît comme le palmier, et s’étend comme le cèdre du Liban.” (Ps 92.13)

Les cèdres et leur parfum, les ruisseaux du Liban font partie de la description métaphorique du bien-aimé dans le Cantique des Cantiques, poème sur l'amour de Dieu pour Son peuple et pour chaque âme. Dans le Second Livre des Chroniques, nous lisons que le bois de cèdre du Liban fut utilisé par le Roi Salomon dans la construction du Temple à Jérusalem. Beauté, vigueur, parfums, et signe de véritable adoration, tel est le Liban selon l’Esprit du Seigneur.

La Syrie

Après avoir traversé la frontière libano-syrienne, nous sommes arrivés à l’Hôtel Ebla Cham, à Damas.

Le lendemain matin, samedi 21 mai 2005, nous sommes partis pour Palmyre où, sous une chaleur brûlante, nous avons visité les ruines romaines.

La Divine Liturgie, toujours aussi magnifique et profondément émouvante, fut célébrée avec grande dévotion à Palmyre, présidée par l’Archimandrite Eugène Pappas. Nous avions prévu de la célébrer dans l’impressionnant amphithéâtre de Palmyre mais, à cause de la chaleur, elle fut célébrée à l’abri du soleil dans la salle d’un hôtel proche.


La Divine Liturgie concélébrée par les évêques et prêtres orthodoxes du pèlerinage


Après la Divine Liturgie

 

Le lendemain, dimanche 22 mai 2005, nous avons visité la vieille ville de Damas. Nous avons commencé par la chapelle, qui à l’origine était une maison, puis transformée en prison de laquelle St Paul s'était échappé en se faisant descendre dans un panier par une fenêtre. Nous avons aussi visité la Grande Mosquée des Omayyades avec sa belle cour romaine et le lieu saint où repose la tête de St Jean-Baptiste. La Mosquée est un lieu de prière. C'était intéressant de voir comme les pèlerins se sentaient chez eux, détendus, à l’intérieur de ses murs. Ceci nous a certainement rappelé la description de la façon dont Moïse et ses compagnons ont mangé et bu en présence de Dieu sur le Mont Sinaï (Exode 24:9-11); les enfants d'Allah, chez eux dans la maison de leur Père, reconnurent à la porte, Sa sainteté et la sacralité du lieu, en enlevant leurs chaussures comme Moïse.  

Notre Messe dominicale fut célébrée dans le rite grec-catholique en la Cathédrale Melkite de la Dormition de Notre Dame, à Damas, présidée par Mgr Georges Kahhalé. Encore une fois, ce fut une expérience très émouvante, une expérience d'unité. Elle restera certainement très longtemps dans la mémoire des évêques et des prêtres réunis autour de l'autel. Comme la Cathédrale est consacrée à Notre Dame, nous nous sommes rappelés une fois de plus que nous voyagions avec la Mère du Christ qui, comme une mère enthousiaste, montre à ses petits enfants les lieux chers à Son Cœur.


L'église de la Maison d'Ananie

Nous avons visité la maison d'Ananie où St Paul a retrouvé la vue après avoir été ébloui par la lumière du Christ Ressuscité. (cf. Actes 9.1-25, 22.4-16, 26.9-20).
Le soir, nous avons eu l’honneur de la visite de Mgr Elias Tobbi, l'Évêque Catholique Syrien et de Mgr Isidore Battikha, Vicaire du Patriarche Grec Melkite de Damas. L’allocution de Mgr Isidore Battika a été vivement applaudie.

Il a parlé de la coopération merveilleuse entre les communautés grecque Orthodoxe et grecque Catholique, qui ont choisi de construire une église unique pour servir les deux communautés, l'église de St Pierre et de St Paul à Doumar. Il a parlé de l'importance de la Syrie, en faisant référence à la visite du Pape Jean- Paul II :


Mgr Elias Tobbi


Mgr Isidore Battikha

 

« La communauté de Damas reflète toute l'histoire de l'Église. À Damas, nous avons les Grecs-Orthodoxes et les Grecs-Catholiques, les Syriens-Orthodoxes et les Syriens-Catholiques, les Arméniens-Orthodoxes et les Arméniens-Catholiques, les Maronites, les Chaldéens, les Protestants, les Anglicans et les Latins [Catholiques romains]. La Syrie est très importante. Quand le Pape Jean Paul II est venu en Syrie, nous avons appelé sa visite ‘La Syrie, berceau du Christianisme’. Il est très important de réaliser que Jésus a commencé Sa vie parmi nous à Jérusalem, tandis que le Christianisme en tant qu’Église a commencé en Syrie avec Ananie et St Paul.

Vous connaissez l'histoire relatée dans les Actes des Apôtres. »

Le Christ est le Fondateur de Son Église, mais il y a beaucoup de vérité dans l'idée que le Christianisme, tel qu’il est connu dans le monde, n’aurait pu se répandre comme il le fit sans la conversion et le ministère de St Paul. 


Soufanieh - Vassula et Myrna échangent en arabe

L'appel du Désert

Dans sa Lettre aux Galates, St Paul raconte qu'après sa conversion et son baptême il est allé en “Arabie” (cf. Gal 1.17). Dans son livre ‘The Apostle: A Life of Paul’ (L'apôtre: vie de Paul), l'écrivain anglican John Charles Pollock parle de cela comme d’un temps de préparation pour Paul. Une tradition paléochrétienne a suggéré qu'il a commencé à prêcher immédiatement en “Arabie,” mais ce n'est pas en conflit avec l'idée qu'il a voulu aller dans le désert, comme Le Christ Lui-même, pour prier, méditer et demander au Seigneur quel serait le prochain pas. Pollock propose une scène suggestive où Paul près d’un feu de camp et en compagnie de son premier converti, probablement un jeune Bédouin, partage ses méditations sous les étoiles, incapable de contenir son enthousiasme pour Jésus. Quelques commentateurs modernes pensent qu’il est possible que le but principal de Paul était de rechercher la solitude afin de méditer tout ce qu’il avait vécu depuis l'épisode sur la route de Damas. Il est probable que, de retour à Damas, il ait médité jusqu'à ce qu'il ait reçu confirmation de son appel de la part de la communauté à Jérusalem.

Voyager dans cette partie du monde, même en ne faisant qu’effleurer le désert, apporte à l’esprit la signification spirituelle du désert. Ceux qui ont participé au Pèlerinage de la Vraie Vie en Dieu en Egypte ont, d’une certaine manière, goûté au Sahara qui n’est pas loin. Nous avons également traversé une région désertique dans laquelle nous avons vu des signes d’activité tant industrielle que militaire. Le pèlerinage précédent en Terre Sainte nous a aussi conduits sur notre route vers la Mer Morte, dans une région désertique. Mais au cours de ce dernier pèlerinage, nous avons vu le désert plus longtemps. Une partie en est maintenant cultivée, et ça et là, apparaissent des signes d’industrie lourde. Cependant le sens du désert demeure. On retrouve des descriptions de cette région dans les écrits de T.E. Lawrence -Lawrence d'Arabie.

Le désert est très important dans la vie spirituelle. Il est possible d’envisager le désert positivement ou négativement et, d’une certaine manière, nous pourrions dire que les choses les plus positives peuvent venir aussi de choses qui en apparence sont négatives. Le désert est un lieu de purification et quelquefois un lieu de préparation.

Ceux qui commencent à progresser dans la vie spirituelle sont finalement appelés à vivre une “expérience du désert” où ils ne recherchent que Dieu. C’est un “renoncement” nécessaire à la croissance spirituelle. Ce n'est pas seulement un éloignement des choses matérielles, mais aussi un éloignement de tout ce que nous percevons comme un obstacle à une relation plus profonde avec Dieu. Dans ce sens, le désert a souvent été décrit comme un lieu de “purification”, où l'esprit est soulagé de tout ce qui l’encombre et la vision de foi devient plus claire.

Pour certains, un pèlerinage peut contenir quelque chose du “désert”, soit à cause de certains aspects négatifs qui sont presque toujours présents ou à cause de l'action du Saint-Esprit qui cherche à attirer l'âme plus près de Lui. Parfois un pèlerinage peut être une purification, quelquefois c'est une préparation pour une conversion plus profonde, un pas supplémentaire sur la route des disciples ou un appel à une prière plus intense.

Dans un pèlerinage, le silence n'est pas toujours facile à trouver. Il en résulte qu’à cause du bruit, il est souvent demandé de faire le silence pour les formalités d’enregistrement dans les hôtels ou pour contrôler  les bagages.

Le retour chez soi pourrait être un nouveau départ dans la prière, mais seulement si nous sommes ouverts au Saint-Esprit.

Voici un extrait de La Vraie Vie en Dieu :

Ne Me remplace jamais! Place-Moi en premier. Place-toi face à Moi, et demeure ainsi pour toujours en face de Moi. Sois comme un miroir, comme un reflet de Moi-Même. Ne recherche jamais personne d’autre que Moi. Ne recherche jamais les anciennes habitudes de ta vie passée. Je suis Saint et Seigneur. Moi et toi, nous sommes un maintenant, et J’entends te garder rien que pour Moi et pour l’Eternité. Humilie-toi, apprends de Moi, ne désire que Moi, respire pour Moi, ne te tourne maintenant ni à droite ni à gauche, continue à marcher tout droit. Bien-aimée, permets-Moi de t’utiliser. Tiens-toi à Moi, ravis-Moi par ta simplicité de paroles. La simplicité Me séduit. Dis-Moi tes paroles, permets-Moi de les entendre encore; dis-Moi:" Je T’aime, Jésus, Tu es ma joie, ma respiration, mon repos, ma vue, mon sourire." " Ma fille, tu Me ferais plaisir, par ailleurs, si tu avais le temps de réfléchir et de méditer. Dès maintenant, tu Me chercheras dans le silence. Aime-Moi dans le silence absolu, prie en silence, entre en silence dans Mon Monde Spirituel. Récompense-Moi maintenant. Je t’aime ! Honore-Moi en te donnant à Moi. Ne Me fais pas de la peine…Sois à Moi, bien-aimée, parle!

- Comment le faire en silence, Seigneur?

- En silence, en Me regardant. Je veux que tu demeures silencieuse, sans interférence d’aucune sorte, cherche-Moi dans le silence. (31.05.1987)

L’exposé de Vassula sur le Renoncement nous a donné un thème important pour notre pèlerinage:

«Nous sommes ici non seulement pour suivre les traces des prophètes du passé, mais pour ouvrir un large chemin dans notre esprit et notre cœur pour que nous voyons la parfaite fidélité qu’ont eu les prophètes envers Dieu lorsqu’Il les a appelés pour leur révéler Ses desseins : en traversant ces déserts, méditons sur le renoncement de soi des prophètes, sur leur abnégation, et prenons conscience de leur indomptable courage, leur zèle et leur amour de Dieu. Ils étaient des êtres humains, et ne possédaient rien de plus que nous, excepté une volonté orientée vers le bien pour glorifier Dieu. Ils étaient faibles, mais Dieu leur a donné Sa force. Pour eux, ce n’était pas facile, mais ils ont lutté, plaçant toute leur confiance en Dieu, et ils ont persévéré dans l’accomplissement de leur mission.

Dieu les a dépouillés de tout ce qui était mondain afin d’imprimer en eux Sa propre Sainte Image.

Cependant, en dépit de tant de signes de Sa bonté, il y a ceux qui ne mettent toujours pas leur espérance en Dieu ni ne se fient à Lui, mais s’accrochent plutôt à ce qu’ils possèdent et ne le lâchent pas. Peu nombreux sont ceux qui aiment Dieu comme dans le premier commandement.

Le Seigneur nous dit à plusieurs reprises dans les messages [de la Vraie Vie en Dieu] de ne pas avoir peur de cet appauvrissement, qui non seulement nous libère, mais donne également libre cours à l’espérance et assure son essor vers l’accès aux biens surnaturels et à Dieu Lui-même. » (Voir texte intégral).

Le sixième jour, le lundi 23 mai 2005, nous faisions route pour la Jordanie.


Le monastère de Sainte Thècle, à Maaloula

En chemin, nous nous sommes arrêtés à Maaloula, antique ville chrétienne où l’on parle encore Araméen. C'est un endroit fascinant, plein de traditions merveilleuses. Le monastère de Ste Thècle, disciple de St. Paul, reste l’un des lieux saints les plus célèbres. Ste Thècle s’était convertie au Christianisme, rompant son engagement pour se consacrer à Dieu. Son fiancé vindicatif a essayé de la tuer à diverses reprises, qui ont toutes été contrecarrées par l’intervention divine. La légende nous dit qu'elle s’est cachée dans une grotte au cœur de la falaise, et c’est là que le couvent actuel a été construit. Les gens de différentes religions se rendent au monastère pour demander des grâces et faire des offrandes. Le monastère conserve les reliques de Sainte Thècle.

A Maaloula, nous nous sommes rendus au Monastère de St Sarkis (St Serge). St Serge, chevalier syrien, mourut dans une bataille en l’an 297, sous le règne de l’empereur Maximien. Le monastère St Serge a été construit au quatrième siècle sur les ruines d'un temple païen.

Nous avons été privilégiés d’y célébrer la Messe, présidée par Mgr Félix Toppo, sur l’autel antique du Monastère, l’un des plus anciens de la Chrétienté. Malgré l’exiguïté du sanctuaire, tous, évêques et prêtres ont pu y trouver place. Le sanctuaire est isolé de l’assemblée par une paroi percée de “Portes Saintes”. Les Chrétiens de Maaloula sont Grecs-Catholiques. 

 


La Sainte Messe concélébrée en l'Eglise du Monastère de Saint Sarkis


Maaloula

Quittant Maaloula nous avons poursuivi notre route vers Bosra, puis vers la frontière syro-jordanienne, en passant par le désert. Les bus sont devenus des petites communautés où l’on chantait, priait et témoignait. Les amitiés s’y sont formées ou renouvelées. Les pèlerins commençaient vraiment à se connaître, riant, parlant de leurs problèmes, parlant de Dieu et de leur expérience avec la Vraie Vie en Dieu. Cela fait partie d’un pèlerinage d’avoir la grâce d'être ensemble pour prier et partager.

 

La Jordanie

Avec un peu de retard, nous sommes arrivés à l'Hôtel Marriott, à Amman. Il faisait déjà nuit et il soufflait un vent assez frais, occasion de plus de faire preuve de bonne humeur et de patience. Nous avons pu entendre plusieurs des invités de Vassula. L’un d'eux était l'Évêque Anglican de Jérusalem, le Révérend Riah Abu El-Assal, personnalité respectée et bien connue de nos pèlerins anglicans. Nous avons particulièrement été honorés par la présence et l’accueil officiel de M. Akel Biltaji, de la Cour du Royaume hachémite et conseiller de Sa Majesté le Roi Abdullah II. Voici son allocution :

« Vassula, il m’a été recommandé de vous accueillir, et j’espère que vous l’acceptez.
Votre Eminence Mgr l’Evêque Abu El-Assal, Messeigneurs Evêques, Révérends, frères et soeurs, mon nom est Akel Biltaji. Je suis ici au nom de Sa Majesté le Roi Abdullah II. Nous vous souhaitons la bienvenue en Jordanie.
C’est ici que tout a commencé. Voici le berceau de la foi cheminant sur les traces d’Abraham, Jacob, Moïse, Elie, Jean le Baptiste, Jésus et Mahomet. C’est ici que le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam sont Amour en Un Seul Dieu.
De vous, Vassula, je comprends que ce voyage est entièrement fondé sur l’amour, la réconciliation, la tolérance et la patience. C’est exactement ce dont nous avons besoin ici dans ce pays où Moïse nous a tous appelés à sa suite ; cette terre où le Ciel s’est ouvert et a déclaré au baptême de Jésus : “Tu es Mon Fils bien-aimé ; Tu as toute Ma faveur.”
(Mt 3.17)
Nous vous accueillons et nous voulons que vous emmeniez avec vous notre message : le message de l’Islam. Nous aussi nous voulons proclamer : L’Islam est amour. Puisse le Dieu compatissant et miséricordieux nous entendre. L’Islam est miséricorde. Pour être un Musulman, nous devons reconnaître les autres. Je ne puis pas être un Musulman si je ne suis pas un Chrétien et si je ne suis pas un Juif. Ainsi, c’est ce que nous croyons dans cette partie du monde.
Dans l’esprit qui est maintenant en tous et chacun de nous, puisse le Seigneur voir – soit dans un monastère, une mosquée, un sanctuaire ou une synagogue – l’esprit que vous, Vassula, vous emmenez avec vous, et que je peux voir sur tous leurs visages : les sourires et l’amour de 38 pays. Les politiciens ne peuvent pas le faire. La religion l’a fait. C’est pourquoi nous devons toujours tenir à nos valeurs.
Comme Mgr l’Evêque Riah, j’appartiens à un groupe ; nous sommes fidèles de Jésus de Nazareth. Il est notre professeur. Mahomet est notre professeur. Moïse est notre professeur. Nous avons besoin d’eux tous. C’est pourquoi, cette semaine, je serai à Nazareth, ma ville…
Tout droit du coeur de la Jordanie, d’Amman, et au nom de Sa Majesté, merci d’avoir ouvert nos coeurs, nos esprits et nos yeux. Cette nuit, nous avons pour vous la pleine lune ; aussi, vous dormirez en paix. Nous vous souhaitons un joyeux pèlerinage et que Dieu vous bénisse. »


Avec Mgr l'Archevêque Boutros Mouallem, Evêque de la Galilée, Mgr Riah Abu El-Assal, de L'Eglise Episcopale à Jérusalem et au Proche-Orient, et M. Akel Biltaji, Conseiller du Roi Abdullah de Jordanie
 

 


M. Akel Biltaji, Conseiller du Roi Abdullah de Jordanie

Le lendemain, mardi 24 mai 2005, nous avons fait route pour Béthanie-de-Transjordanie, sur la Rivière du Jourdain, site du baptême du Seigneur.


L'église Grecque-Orthodoxe du Baptême du Christ
Dans la petite Église Orthodoxe, nous avons célébré l'Eucharistie, présidée par Mgr l’Évêque Jeremias, resplendissant dans ses vêtements liturgiques, malgré la chaleur étouffante. Sa voix remarquable s’ajouta à la joie de la célébration. Le feu du Saint-Esprit était présent!

C’est dans la région de Béthanie que les Hébreux traversèrent le Jourdain pour entrer en Terre Promise. C'est un détail important pour notre compréhension du ministère de Jean-Baptiste. Son message était “repentez-vous!” Le repentir a deux significations “retourner” et “changer votre cœur, s’éloigner du péché.”

Dans la Parabole du fils prodigue, le fils dit, “je reviendrai chez mon père.” Jean-Baptiste emmène les gens de l'autre côté du Jourdain, comme pour dire, “Retournez-vous pour prendre un nouveau départ.”

 

Jésus, le nouveau Moïse, particulièrement dans L'Évangile de St Matthieu, est venu à cet endroit, Béthanie, comme l’a mentionné St Jean, puis est allé dans le désert durant quarante jours et quarante nuits. Ce que fait Jésus, c'est ce que nous sommes rarement capables de faire, c’est un retour au désert : Il suit à la perfection le chemin de l'obéissance et de la libération. Jésus est vraiment notre Chemin, notre Vérité et notre Vie ; en Lui nous trouvons la véritable obéissance et la libération du péché, uniquement dans le Christ et nul autre.

 

 


Le Jourdain à Béthanie-de-Transjordanie

 


Mgr Jeremias et le père Smeir


Mgr Jeremias avec son concélébrant

 


La DivineLiturgie - Procession de l'Eucharistie

Jean proclame le repentir. Les gens prient pour le pardon et Jésus S’en charge ; Il est la réponse du Père aux prières de Son peuple. Quand nous voulons prendre un nouveau départ et nous éloigner du péché, nous allons vers le Christ, et notre retour “de l’autre côté du Jourdain” est de renouveler nos promesses de baptême, notamment à Pâques, ce que nous faisons par le Sacrement de la Confession où l'évêque ou le prêtre nous absout au nom du Christ. La racine Latine du mot “absoudre” a le sens de “dénouer”, de “libérer.” À travers l'Église, le Christ nous rend libres; nous libérant du péché. Notre participation active implique un retour à notre Baptême où pour la première fois nous avons rencontré le Christ qui, Lui qui fut immergé dans le Jourdain, réponse du Père aux prières de ceux qui cherchent pardon et renouveau. Lui qui a marché sur la même terre que nous, montrant une parfaite obéissance au Père, afin que nous puissions nous retrouver en Lui et connaître Son Père comme “Notre Père.”

Nous avons poursuivi notre chemin vers la Mer Morte. Quelques-uns ont pu s’y baigner, ou plutôt, flotter! D’autres, ayant senti le besoin de fraîcheur et d’ombre, sont restés dans l'hôtel avoisinant. De là, nous sommes partis vers Petra où nous nous sommes répartis dans deux hôtels. Vassula nous y a donné des témoignages mémorables et tout le monde était de bonne humeur. Nos compagnons bouddhistes et musulmans ont également pris la parole, ainsi que plusieurs autres.

Le lendemain, mercredi 25 mai 2005, sous une chaleur torride, nous avons visité la ville antique de Petra où il est vraisemblable que St Paul passa dans sa fuite de Damas. Après une marche jusqu’à une chapelle presque à ciel ouvert, nous avons célébré avec grande joie la Sainte Messe, présidée par Mgr Anil Couto.
Le lendemain jeudi 26 mai 2005, nous quittions Petra pour revenir à Amman.

Sur le chemin, nous sommes montés sur le Mont Nebo d'où Moïse avait vu la Terre promise (Dt 32.48-52) et où il mourut (Dt 34.1-5).

Là, nous avons célébré la Divine Liturgie Orthodoxe, présidée par le père Hernando Garcia.

Quelle est la signification spirituelle de cette visite au Mont Nebo? Ne serait-ce pas jeter un nouveau regard vers l’appel que nous avons reçu, d’avoir foi aux promesses du Seigneur, et comprendre que nous sommes, à la différence de Moïse, appelés à entrer dans la Terre promise de l'Unité ?


La Terre Promise vue du Mont Nebo

Le Seigneur nous a appelés à regarder avec foi ce qui nous attend. Les prophéties de l'Ecriture Sainte s’accomplissent devant nos yeux et nous devons avancer dans l’espérance et la confiance, en suivant le Nouveau Moïse, Jésus Christ, le Chemin, la Vérité et la Vie.
Le dîner d’adieu a eu lieu à l'Hôtel Marriott à Amman. C'est toujours triste de dire au revoir après avoir passé ensemble tant de jours pleins de défis et de grâces. Mais un “au revoir” contient souvent l'espoir d’un “à la prochaine fois” - en Grèce, peut-être! Un tel repas d’adieu est aussi un repas d'action de grâce pour tout ce que Dieu nous a permis de partager ensemble.


Le Mont Aaron

Pour ceux qui sont restés un jour de plus, il y eut encore une visite à Jérash (Gérase) qui a été associé incorrectement à un endroit où Jésus a effectué un exorcisme (Mc 5.1-20, Lc 8.26-39). L'Évangile de St Matthieu situe cet événement à Gadara. C'est l'emplacement le plus probable parce qu’il ne semble pas qu’il y ait eu un lac dans la région de Gérase. Comme nous le savons, le troupeau de porcs des ‘Gadaréniens’ se jeta d’une falaise dans la mer (Matt 8.28-34), cette mer est probablement la Mer de Galilée. Cependant, Jerash est important pour d’autres raisons et les ruines romaines sont parmi les plus belles du monde bien qu’il y en ait peu datant de l’ère pré-chrétienne.


 
La Liturgie du jour eut lieu à l'Église Anglicane d’Amman, présidée par Mgr l’Évêque Orlando Guerrero. Nous avons été accueillis très chaleureusement par les membres de cette communauté. Une homélie a été donnée par le Révérend Samir Habiby. C'était une occasion importante et merveilleuse, le Saint-Esprit était très présent.

Avec Actions de Grâce et Espoir

Ce fut un pèlerinage rude mais riche en événements. Le soir, durant le pèlerinage, différentes personnes ont partagé leur perception des messages et parlèrent de leurs espoirs pour l’unité et le renouveau. Certains nous ont impressionné par leur courage et leur dévouement. Le sens de l’humour de tous assura la bonne humeur. Il y eut aussi quelques larmes. Beaucoup parmi nous ne pourront oublier la soirée de prière devant l’Exposition du Saint Sacrement, avec le service de guérison, mené par Henri Lemay et le père Raphaël. Des guérisons se sont-elles produites ? Quand le Christ est présent, il y a toujours guérison. Peut-être devons-nous attendre que quelques-uns partagent le bonheur de leur guérison pour savoir à quel point nous avons reçu des grâces ce soir-là.

Une des grâces du pèlerinage de la Vraie Vie en Dieu fut la présence et la participation de Vassula. Le Christ l'a spécialement donnée comme « éclaireur ». Elle ne nous a pas déçus.

Dès le début, la Mère de Jésus était présente, et Marie est restée avec nous, nous encourageant, surtout à travers le Rosaire, et comme une mère, Elle nous a aidés à rester comme des enfants dans les moments pénibles du pèlerinage.

Le Seigneur Jésus, bien sûr, était partout : “Nous!” dans les cars, dans les salles à manger, dans les conversations privées, avec ceux qui riaient comme ceux qui pleuraient. Par-dessus tout, nous sommes appelés à une intimité affectueuse avec Lui. Cet appel a été répété et a été renouvelé durant notre Pèlerinage de 2005. Sans cette intimité nous ne pouvons pas avancer, car sans le Christ il n'y a pas de vraie vie en Dieu.


Autour de Sa Béatitude Gregorios III Laham, 
Patriarche Melkite Grec Catholique d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem

 


ALLOCUTIONS

Sa Béatitude et Eminence Mar Nasrallah Boutros (Pierre) Sfeir, Patriarche Maronite d’Antioche et de tout l’Orient
Adresse de bienvenue aux participants du pèlerinage de la Vraie Vie en Dieu

Nous vous souhaitons la bienvenue au Liban. Le mouvement œcuménique est cher à l’Eglise universelle, et vous savez que l’Eglise catholique a essayé de faire de son mieux pour réaliser l’unité entre les Chrétiens. L’Eglise catholique a constitué pour cela une commission spéciale présidée par un cardinal, et ce cardinal lutte pour contacter toutes les factions de la foi chrétienne pour trouver le chemin de l’unité. Comme vous le savez bien, l’Eglise maronite est une Eglise catholique qui n’a pas d’équivalent dans l’Orthodoxie. L’Eglise maronite fut bénie par Dieu dès sa naissance, et elle continuera à être bénie par Dieu. Les Maronites sont dispersés dans le monde entier, spécialement dans le monde Occidental.
Je suis sûr que beaucoup d’entre vous ont connu des Maronites dans de nombreux pays, que ce soit au Brésil, en Australie, au Canada, aux Etats-Unis ou au Venezuela. Comme vous, nous aspirons à cette unité voulue par notre Seigneur Jésus Christ lorsqu’Il a dit « soyez un comme toi, Père, et moi nous sommes un » (cf. Jn 17.11 ; 17.21)
Nous savons que Mme Vassula est déjà venue au Liban auparavant, et qu’elle cherche à réaliser cette unité. Nous savons également qu’elle a présenté sa doctrine et ses réflexions au Siège Apostolique [romain], qui a publié des écrits sur ce sujet. Nous entendons que notre foi soit une en Jésus Christ qui est notre Rédempteur et Sauveur. Si des désaccords se sont produits au cours de l’histoire quels qu’en soient les raisons et les motifs, nous demandons à Dieu de nous pardonner toutes nos offenses et de nous ramener à l’unité. Cette unité est notre témoignage envers ceux qui ne croient pas au Christ, puisque aucune division entre nous ne peut engendrer la foi, ce qui est exactement ce que notre Seigneur Jésus Christ nous a déjà souligné. Nous prions avec vous pour la cause de cette unité. Puisse Dieu l’accomplir sous la forme et au moment qu’Il jugera approprié.
Je demande à Dieu d’ouvrir le droit chemin pour vous et pour nous, afin que nous ayons Son approbation, et qu’ainsi nous puissions offrir au monde un témoignage d’unité et non de division, car le monde a maintenant un urgent besoin de cette unité, spécialement entre Chrétiens. Merci d’être venus au Liban, terre où les Chrétiens de toutes factions se sont unis. Comme vous le savez, nous avons dans notre pays dix-huit dénominations au total, comprenant six différents groupes de Catholiques (de différents rites), cinq groupes Orthodoxes, le reste étant les Musulmans, qui ont également différents groupes. Comme vous le savez, les Musulmans sont divisés en Sunnites, Chi’ites, Druzes, et d’autres encore. C'est pourquoi le Liban est considéré comme le creuset de tous les peuples. Ils savent qu’ils doivent tous vivre les uns avec les autres dans un climat de compréhension mutuelle concernant la foi et l’amour, chacun aidant l’autre avec sincérité.
Nous demandons à Dieu d’être avec vous. Qu'Il vous bénisse et vous aide dans vos efforts pour la réalisation de cette unité. Merci.

 


Allocution de Son Excellence Mgr Isidore Battikha, Syncelle Grec Melkite Catholique de Damas,
aux participants au pèlerinage 2005 de La Vraie Vie en Dieu

Bonsoir ! 

En quelle langue vais-je vous parler ? En grec Ellhnika ? en Arabe ? ou préférez-vous le français ? Bien, vous préférez l’anglais ; ainsi vous aurez à supporter mon pauvre anglais. D’accord ? Si vous ne me comprenez pas, dites-le moi ; peut-être parlerai-je alors en arabe.

Bienvenue à Damas ! Je suis Vicaire du Patriarcat Grec Catholique à Damas. Je vais vous parler de la réalité de l’Eglise en Syrie, laquelle est constituée de chalcédoniens et de non-chalcédoniens, parce qu’historiquement, tous les Conciles de l’Eglise se tenaient dans notre pays. Notre pays est une Terre sainte. C’est d’ici qu’est venu Saint Paul. Alors, je vous demande pardon, je ne savais pas que vous veniez à Damas, parce si nous l’avions su, nous aurions préparé quelque chose pour vous. Ce matin, vous étiez dans notre Cathédrale. J’étais absent parce que j’avais deux Messes dans d’autres églises.
La communauté de Damas reflète toute l'histoire de l'Église. À Damas, nous avons les Grecs-Orthodoxes et les Grecs-Catholiques, les Syriens-Orthodoxes et les Syriens-Catholiques, les Arméniens-Orthodoxes et les Arméniens-Catholiques, les Maronites, les Chaldéens, les Protestants, les Anglicans et les Latins [Catholiques romains]. Chaque Eglise est représentée en Syrie.
La Syrie est très importante. Quand le Pape Jean Paul II est venu en Syrie, nous avons appelé sa visite ‘La Syrie, berceau du Christianisme’. Il est très important de réaliser que Jésus a commencé Sa vie parmi nous à Jérusalem, tandis que le Christianisme en tant qu’Église a commencé en Syrie avec Ananie et St Paul. Vous connaissez l'histoire relatée dans les Actes des Apôtres.
Maintenant, en Syrie, nous menons une vie oecuménique entre Eglises. C’est réellement une Eglise oecuménique.

Je vais vous confier un secret que vous ne connaissez pas. Nous, Grecs-Orthodoxes et Grecs-Catholiques, nous construisons ensemble notre première église commune. Chacune des deux Eglises a payé sa part pour construire l’église, mais elle sera pour toutes les Eglises. Ainsi, les Grecs-Catholiques peuvent représenter tous les autres Catholiques, et les Grecs-Orthodoxes peuvent représenter tous les Orthodoxes. Chacun peut célébrer la Messe dans l’église de St Pierre et St Paul de Doumar. Nous avons ouvert cette église il y a quelques mois. Nous étions tous réunis pour l’inauguration. Le Patriarche Grec-Orthodoxe, le Patriarche Grec-Catholique et tous les évêques de Damas étaient présents.
Savez-vous comment nous en sommes venus à construire cette église ensemble ? Ce ne fut pas seulement par nos propres efforts. Le Gouvernement Syrien, pour chaque nouvelle expansion de la ville, donne deux parcelles de terrain, une aux Musulmans pour ériger une mosquée, et l’autre aux Chrétiens pour construire une église. Cela n’est pas pour la division de l’Eglise. Ce n’est pas pour les Grecs-Catholiques ; ce n’est pas pour les Grecs-Orthodoxes ; ce n’est pas pour les Latins ; ce n’est pas pour les Syriaques ; ce n’est pas pour les Arméniens ; c’est pour les Chrétiens ! (Applaudissements de l’assemblée)
Je suis arrivé à Damas en 1992. Les gens m’ont dit qu’ici, dans cette rue, il y avait une mosquée, mais qu’il y avait auparavant un terrain également pour une église. Nous ne l’avons pas pris parce que nous étions dans la division. Alors, le gouvernement a décidé de donner le terrain aux Musulmans. Ainsi, les Musulmans ont obtenu les deux terrains : l’un donné pour y mettre une mosquée et l’autre qui était donné pour une église, mais que nous [Chrétiens] n’avons pas pris parce que nous n’étions pas unis. C’est ainsi que nous avons perdu de nombreux terrains faute d’y avoir construit des églises.
Alors, j’ai décidé de faire quelque chose : je suis allé à l’Eglise Grecque-Orthodoxe rencontrer le Patriarche et je lui ai demandé : « Béatitude, pourquoi faut-il que nous perdions ces terrains ? S’il-vous-plaît, nous pouvons signer un papier pour le gouvernement et commencer à prendre le terrain. » Il a dit : « pour quoi faire ? Nous ne pouvons pas construire une église ensemble » J’ai répondu : « peut-être le pourrons-nous dans quelques années. Alors, décidons maintenant de prendre le terrain » et nous sommes tombés d’accord. Ils ont signé. Le Patriarche Grec-Orthodoxe Ignatius et le Patriarche Grec-Catholique Maximos Hakim, décédé depuis.
Ainsi nous avions le terrain ; mais il restait à construire. Les Grecs-Orthodoxes ont dit « nous n’avons pas d’argent » (rires de l’assemblée) et les Grecs-Catholiques ont dit « nous n’avons pas d’argent non plus » (nouveaux rires de l’assemblée) mais, en vérité, chacun avait l’argent qu’il fallait mais avait peur. Nous voulions une église mais sans sacrifice.
Alors je suis retourné chez le Patriarche Grec-Orthodoxe et j’ai dit : « voilà, j’ai besoin d’une autre lettre s’il-vous-plaît. Signons ensemble une autre lettre et j’irai trouver l’argent en Europe.
 » Je suis allé en Europe et j’en ai ramené plus de 300'000 dollars ; c’est ainsi que j’ai pu commencer la construction de l’église.
Elle était devenue réalité, mais elle n’était pas terminée. Alors je suis allé trouver les Patriarches Orthodoxe et Catholique et je leur ai dit que nous ne pouvions pas la laisser comme cela et que nous devions l’achever. Alors, chacun des Grecs-Catholiques et des Grecs-Orthodoxes paya la moitié pour finir les travaux de l’église et, maintenant, elle est terminée.
Nous ne célébrons pas ensemble. Nous avons deux Messes, l’une pour les Catholiques, l’autre pour les Orthodoxes, parce que les Grecs-Catholiques et les Grecs-Orthodoxes sont les deux plus grandes communautés chrétiennes ici à Damas. Mais si d’autres communautés chrétiennes veulent y célébrer la Messe, ils peuvent. S’ils sont Catholiques, ils prennent l’heure de l’Eglise catholique, s’ils sont Orthodoxes, ils prennent l’heure de l’Eglise Orthodoxe. Ainsi nous pouvons célébrer au même endroit. Voilà le premier pas vers l’Unité. (Tonnerre d’applaudissements)

Pour la fête de Pâques, c’est très important. Nous avons deux fêtes de Pâques en Syrie ; ce faisant, nous ne témoignons pas de Jésus Christ. Ce n’est pas une bonne chose pour l’Eglise. Vis-à-vis des Musulmans, lorsqu’ils voient que nous avons deux Pâques, deux Crucifixions, deux Résurrections, ce n’est pas un témoignage d’amour. Nous ne sommes pas parvenus à une solution. Nous savons que la solution acceptable jusqu’à maintenant est que les Catholiques célèbrent en même temps que les Orthodoxes. Jusqu’à maintenant, les Orthodoxes ne peuvent pas bouger. Nous espérons que dans l’avenir, nous pourrons bouger vers la solution du monde chrétien célébrant ensemble. Mais nous pensons que nous devrons faire quelque chose l’an prochain. Peut-être que l’an prochain, nous commencerons à l’église de Doumar. Cette année-là, nous n’accepterons plus de célébrer deux fêtes dans la même église. Nous allons célébrer ensemble avec les Orthodoxes (tonnerre d’applaudissements) cela signifie que nous devrons célébrer ensemble chaque année. (Nouveau tonnerre d’applaudissements)

Je suis très optimiste pour l’avenir. De Syrie, dans l’histoire, sont venues de nombreuses solutions aux problèmes de l’Eglise. Depuis l’époque de l’Arianisme et autres problèmes au cours de l’histoire, c’est en Syrie qu’on est chaque fois venu chercher la solution. J’aime comparer mon Eglise à un «pont», un pont entre l’Orient et l’Occident, parce que nous savons que l’Eglise, c’est l’Orient et l’Occident ensemble.
Nous sommes Grecs-Catholiques et nous savons que Grec-Catholique, cela signifie que nous sommes byzantins [de rite] et que nous sommes orthodoxes dans notre coeur mais, de même, en même temps, nous désirons l’unité de l’Eglise. Aussi, nous sommes heureux d’être catholiques, mais nous n’avons pas oublié - jamais – que notre origine est orthodoxe. Alors, nous devons continuer à être Orthodoxes dans l’Eglise catholique. (Tonnerre d’applaudissements).

Je terminerai en vous présentant mon Eglise :
Nous avons quelques spécificités. Ici, nous sommes arabes et nous sommes très heureux d’être l’Eglise des Arabes, mais nous ne sommes pas Musulmans. Nous sommes Orthodoxes en union avec Rome. Nous sommes Catholiques mais non-latins. Nous n’oublierons jamais que nous sommes Orthodoxes dans l’Eglise catholique.

Merci. 

 


Allocution de bienvenue de M. Akel Biltaji, Conseiller de Sa Majesté le Roi Abdullah II du Royaume hachémite de Jordanie

 « Vassula, il m’a été recommandé de vous accueillir, et j’espère que vous l’acceptez.
Votre Eminence Mgr l’Evêque Abu El-Assal, Messeigneurs Evêques, Révérends, frères et soeurs, mon nom est Akel Biltaji. Je suis ici au nom de Sa Majesté le Roi Abdullah II. Nous vous souhaitons la bienvenue en Jordanie.
C’est ici que tout a commencé. Voici le berceau de la foi cheminant sur les traces d’Abraham, Jacob, Moïse, Elie, Jean le Baptiste, Jésus et Mahomet. C’est ici que le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam sont Amour en Un Seul Dieu.
De vous, Vassula, je comprends que ce voyage est entièrement fondé sur l’amour, la réconciliation, la tolérance et la patience. C’est exactement ce dont nous avons besoin ici dans ce pays où Moïse nous a tous appelés à sa suite ; cette terre où le Ciel s’est ouvert et a déclaré au baptême de Jésus : “Tu es Mon Fils bien-aimé ; Tu as toute Ma faveur.”
(Mt 3.17)
Nous vous accueillons et nous voulons que vous emmeniez avec vous notre message : le message de l’Islam. Nous aussi nous voulons proclamer : l’Islam est amour. Puisse le Dieu compatissant et miséricordieux nous entendre. L’Islam est miséricorde. Pour être un Musulman, nous devons reconnaître les autres. Je ne puis pas être un Musulman si je ne suis pas un Chrétien et si je ne suis pas un Juif. Ainsi, c’est ce que nous croyons dans cette partie du monde.
Dans l’esprit qui est maintenant en tous et chacun de nous, puisse le Seigneur voir – soit dans un monastère, une mosquée, un sanctuaire ou une synagogue – l’esprit que vous, Vassula, vous emmenez avec vous, et que je peux voir sur tous leurs visages : les sourires et l’amour de 38 pays. Les politiciens ne peuvent pas le faire. La religion l’a fait. C’est pourquoi nous devons toujours tenir à nos valeurs.
Comme Mgr l’Evêque Riah, j’appartiens à un groupe ; nous sommes fidèles de Jésus de Nazareth. Il est notre professeur. Mahomet est notre professeur. Moïse est notre professeur. Nous avons besoin d’eux tous. C’est pourquoi, cette semaine, je serai à Nazareth, ma ville…
Tout droit du coeur de la Jordanie, d’Amman, et au nom de Sa Majesté, merci d’avoir ouvert nos coeurs, nos esprits et nos yeux. Cette nuit, nous avons pour vous la pleine lune ; aussi, vous dormirez en paix. Nous vous souhaitons un joyeux pèlerinage et que Dieu vous bénisse. »

 


 

Extraits des allocutions et des comptes-rendus

 Mgr Anil Couto, évêque de Jullundur, Punjab, Inde
Article publié en juillet 2005 dans The Voice of Delhi, périodique de l’Eglise catholique en Inde, juste après le pèlerinage de La Vraie Vie en Dieu :

La quête de Vassula Ryden pour l’Oecuménisme
Mgr Anil Couto, évêque de Cenculiana [depuis
le 24 février 2007, évêque du Diocèse de Jullundur, au Punjab (Inde)]

Vassula Ryden aurait pu rester une mère au foyer, mais sa réputation spirituelle est telle que les Chrétiens de toutes églises et dénominations l’écoutent et veulent suivre sérieusement le chemin spirituel de La Vraie Vie en Dieu révélé à travers elle par le Seigneur. Elle a visité Delhi au moins trois fois depuis 1999 pour parler des messages de La Vraie Vie en Dieu aux évêques et pasteurs, aux assemblées dominicales catholiques et dans les rassemblements oecuméniques.

 Depuis qu’elle dit recevoir ces révélations directement de Dieu, elle est une énigme à la fois pour l’Eglise grecque-orthodoxe à laquelle elle appartient, et pour l’Eglise catholique romaine vers laquelle elle tend fortement dans sa vocation d’inspiration divine pour promouvoir l’unité de l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique sous l’autorité pastorale de la Chaire de Pierre, c’est-à-dire de l’Evêque de Rome, pape de l’Eglise universelle.

 C’était en novembre 1985, alors que Vassula vivait au Bangladesh avec ses deux fils et son mari (expert suédois dans le développement international), qu’elle a commencé à recevoir les messages de La Vraie Vie en Dieu de chacune des Personnes de la Sainte Trinité et également de la Vierge Marie. Depuis 1955, Vassula n’était pas pratiquante; elle n’avait pas reçu de catéchisme, encore moins de théologie, et n’avait qu’une vague idée de la Bible. En fait, elle était une femme du monde aimant les plaisirs, en particulier le tennis, la natation, la peinture, les clubs; elle fut modèle dans des défilés de mode, et aimait recevoir lors des rencontres d’affaire de son mari. Telle furent les étranges circonstances où l’appel de Dieu lui est venu pour qu’elle quitte son parcours non spirituel et qu’elle devienne un prophète de la Vraie Vie en Dieu.

 Elle a reçu les révélations de Dieu d’une manière extraordinaire, sa main étant guidée pour écrire ces messages. L’écriture dont sont écrits ces messages est haute, verticale et clairement distincte de son écriture personnelle normale. Selon l’interprétation graphologique de ses manuscrits, cette écriture montre une «force tellurique formidable». La personne qui écrit «est imprégnée d’une force qui la dépasse, investie par des forces invisibles» elle «est un intermédiaire comme un centre de transmission et d’amplification». (A. Munier, graphologue-conseil SGEGGOF, expert en écritures auprès de la Cour d’Appel de Paris). Les graphologues qualifient ce type d’écriture de «hiératique». Les messages, qui continuent, s’étendent actuellement de 1986 à mars 2003, couvrent maintenant 107 cahiers manuscrits et sont publiés sous le titre de La vraie vie en Dieu.

 Ces messages sont des dons de Dieu de guérison spirituelle, d’amour et de miséricorde directement adressés à tous. Vassula, qui a été gratifiée de ce charisme spirituel particulier, est appelée à devenir un ardent témoin du Christ, portant la Croix aux quatre coins du mo